Les 7 jardins d'exception
Ce pays où fleurit l’oranger est connu dès la fin du XVIIIe comme un vaste jardin. Les hivernants venant en villégiature et principalement les Anglais, créent de grands jardins d’acclimatation avec d’exceptionnelles harmonies végétales qui font de Menton une véritable serre à ciel ouvert.
Serre de la Madone, le rêve du Major - « jardin remarquable »
A quelques kilomètres du littoral, dans le quartier de la Madone, sur la route de Gorbio, dans un secteur très accidenté et sur le versant d’une véritable crête – une serre – Lawrence Johnston, américain, citoyen britannique et français de cœur a choisi de faire sa demeure et de créer un jardin où il pourrait installer les plantes les plus rares qu’il ramènerait du bout du monde.
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Fontana Rosa, un jardin Valencien
Derrière un lourd portail surmonté d’un fronton mouluré rectangulaire sur lequel se détachent les portraits en céramique de Balzac et de Dickens entourant celui de Cervantes, barré d’un long bandeau reposant sur six écussons de fruits et de roses, se cache un des jardins les plus originaux de Menton, peut-être aussi l’un des plus rares, création étrange et délirante d’un personnage extravagant.
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Les Colombières, un hymne à la méditerranée
Dessinateur, illustrateur, caricaturiste de talent, écrivain habitué des salons parisiens, Ferdinand Bac (1859-1952) est une personnalité phare de la Belle Epoque. Témoin de son temps, mettant sa plume et son trait au service de la presse, signant régulièrement de sulfureuses chroniques mondaines, reçu à la table des puissants de ce monde, familier de l’impératrice Eugénie, Ferdinand Bac est également un bâtisseur qui donne forme et âme à la matière. Homme de savoir, Bac ne se satisfait pas de simples spéculations intellectuelles. Il se fait homme d’action en devenant architecte, décorateur et concepteur de jardins.
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Le Clos du Peyronet, ultime témoin d'une époque
A un jet de pierre de l'Italie, tout près de la voie ferrée qui court dans une tranchée à quelques pas devant la maison, dominé par l'énorme corniche de la retombée du massif alpin, le Clos du Peyronnet est l'ultime témoin d'une époque. Son propriétaire, William Waterfield, est le dernier représentant des grands jardiniers anglais de Menton.
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Val Rahmeh : les Tropiques à Menton
Alors que l’Europe rêve de ces terres de soleil et de sommeil où vivent les plantes les plus merveilleuses et les fleurs les plus parfumées et que les premiers palmiers ébouriffent dans une immobilité métallique leurs longues ou larges feuilles au sommet d’un curieux emboîtement d’écailles géantes, Menton connaît dans les 1870 une période d’attente et d’incertitude.
C’est une belle propriété que découvre en 1922 Sir Percy Radcliffe, Général de l’armée britanique, époux de Rahmeh Théodore Swinburn. Au soir d’une carrière au service de l’Empire, Sir Radcliffe décide de faire une halte sous ce ciel lumineux dans cet amphithéâtre naturel où se sont déjà installés de luxueuses résidences, d’orgueilleux palaces et où poussent les plantes les plus rares.
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Maria Serena, une villégiature aristocratique
Entre la Promenade de la Reine Astrid au sud et la voie ferrée au nord, à l’aplomb du torrent Saint-Louis qui faisait frontière avec l’Italie, le jardin de Maria Serena s’inscrit dans un vaste quadrilatère qui s’élargit et s’élève légèrement de l’ouest vers l’est.
Au XIXème siècle, le quartier des Cuses au lieu-dit Saint Louis était constitué de minuscules oliveraies, de petites parcelles cultivées en potager ou aménagées en verger de citronniers.
En 1882, le comte Louis Alexandre Foucher de Careil, membre du Sénat, ambassadeur de France en Autriche-Hongrie, achète une partie de ces parcelles, de part et d’autre de la voie ferrée, afin de constituer sa future propriété et d’y élever une demeure de villégiature.
La villa Maria Serena est construite en 1886 sur les plans de l’architecte Charles Garnier. Cette construction Belle Epoque dresse son clocheton-belvédère dans un écrin de verdure face à la mer.
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Palais Canolès - Au Jardin des Hespérides - « jardin remarquable »
De part et d’autre du Bastion, sur les plages de galets ou sur les dalles rocheuses que couvrent et découvrent sans cesse les flots, l’ombre des longues barques silencieuses dansent sur un miroir aussi clair que le ciel. Au large, les grands voiliers qui embarquaient les caisses de citrons pour l’Europe du nord, se font de plus en plus rares.
Plus loin, vers l’ouest sur le rivage de la plaine de Carnolès, le Prince Honoré II fait construire au XVIIème siècle une résidence au centre d’une propriété agrumicole.
Maîtres de Menton depuis 1346, les Grimaldi y possédaient plusieurs propriétés à titre personnel dont une terre dans la plaine de Carnolès en bordure du torrent de Gorbio entre la met et la colline de la Madone. Le Prince Honoré II qui aimait venir se délasser à Menton voulut disposer d’un véritable jardin. Il fit planter dans le pré des orangers selon une disposition en étoile et construire un modeste « casin » plus près du rendez-vous de chasse que de la maison de campagne...
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