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Campus Moyen-Orient Méditerranée de Sciences Po, « C’est le début d’une très belle aventure ! »
Il aura fallu deux années de travaux pour réhabiliter l’ancien hospice Saint-Julien.Un véritable défi relevé par tous… et gagné.
Le vendredi 21 octobre 2011 avait lieu l’inauguration du campus Moyen-Orient Méditerranée. Maintenant, place à l’enseignement. Et aux étudiants d’écrire les prochaines lignes de l’histoire de ce bâtiment d’exception.
C’est Patrice Paoli, directeur d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères et européennes, représentant le ministre d’Etat Alain Juppé, qui a eu l’honneur et le plaisir de couper, en présence de Jean-Claude Guibal, maire, d’Eric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes, de Jean-Michel Drevet, préfet des Alpes-Maritimes, de Richard Descoings, directeur de Sciences Po et de Bernard El Ghoul, directeur de l’établissement de Menton, le ruban pour l’inauguration du campus Moyen-Orient Méditerranée de Sciences Po.
Derrière eux se dresse la superbe façade de ce nouveau campus qui a retrouvé ses teintes d’origine, ocre et rouge Sienne. Et si l’aspect patrimonial de ce bâtiment a été préservé, sa destination a, elle, changé. L’ancien hospice laisse place à un campus universitaire, celui du pôle Moyen-Orient Méditerranée de Sciences Po.
Les étudiants ont procédé juste après l’inauguration à la plantation d’un olivier, symbole de la paix universelle.
Un chantier imposant et écologique
Exemplaire tout d’abord pour les architectes du cabinet niçois Martin-Ricci. Cette réhabilitation, inscrite dans le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du secteur Sauvegardé (PSMV), a nécessité trois années d’études.
Un travail effectué en concertation avec l’architecte des Bâtiments de France pour inclure dans cette étude l’implantation du nouveau musée Cocteau, le parking des Sablettes et le réaménagement du quai Bonaparte.
Exemplaire aussi pour réussir à respecter un cahier des charges très strict. Ce bâtiment, construit au 19e siècle, devait être conservé dans l’état en ne touchant qu’au strict minimum. Les façades devaient être rénovées à l’identique de l’existant (tant sur les matières que sur les coloris). Autre facteur à prendre en considération, l’intérieur du bâtiment a fait l’objet de nombreux travaux au fil des ans. Des bâtiments annexes sont venus se greffer à l’édifice principal, ce qui a nécessité, lors des démolitions et décloisonnement des espaces intérieurs, d’importants travaux de gros-oeuvre (maçonnerie, blindage, couverture, étanchéité...).
Le bâtiment principal a fait l’objet d’un renforcement des plafonds et des planchers pour supporter les futures installations.
Exemplaire dans la manière de mener ce chantier... écolo, parfait et répondant à toutes les normes environnementales, tant au niveau de la gestion des travaux à l’égard des riverains que dans le fonctionnement du futur bâtiment. Une charte de développement durable a été signée entre le Conseil général, la ville et les entreprises mettant en avant certains critères : relation harmonieuse des bâtiments, chantier à faible nuisance, gestion de l’énergie et de l’eau, qualité sanitaire de l’air...
Exemplaire enfin pour Menton qui, en dépit des contretemps, achève un des grands projets pour l’avenir de notre ville. Deux ans auront été auront été nécessaires pour réhabiliter ce bâtiment qui domine la vieille ville et qui offre une vue féérique sur la grande bleue... et le campanin. Tout un symbole !
37 nationalités représentées
Afrique du Sud, Algérie, Allemagne, Arabie Saoudite, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Inde, Irak, Israël, Jordanie, Italie, Liban, Luxembourg, Maroc, Mauritanie, Norvège, Palestine, Pologne, Royaume-Uni, Russie, Singapour, Suède, Suisse, Syrie, République Tchèque, Tunisie, Turquie et Yémen. Sans oublier de citer les Mentonnais qui ont également intégré le campus.
Sciences Po à Menton
Depuis 2005, Sciences Po s’est implanté à Menton. Tout d'abord installé dans les locaux de l’IUT, cette institution prestigieuse est aujourd'hui dans ses nouveaux locaux de Saint Julien. L’intégration dans la cité a aussi été une réussite. Depuis leur arrivée, les étudiants ont tissé des liens avec les associations locales mais aussi avec les écoles d’enseignement secondaire comme c’est le cas pour le lycée Pierre et Marie-Curie, pour lequel les étudiants de Sciences Po assurent des tutorats ainsi qu’une « mini prépa Sciences Po ». Ils participent aussi au tutorat scolaire mis en place par l’Association pour la Promotion de la Prévention et de l’Economie Sociale en Europe (APPESE) en faveur des collégiens en difficulté.
Aujourd’hui, Bernard El Ghoul, directeur du campus mentonnais, souhaite franchir une nouvelle étape en l’ouvrant aux Mentonnais à travers une plus grande fréquentation de la bibliothèque composée de 10 000 ouvrages, mais aussi grâce à des conférences et des opérations de formation continue ainsi que des d’expositions d’artistes. Son objectif est de faire de ce campus un lieu incontournable du débat d’idées, d’échanges intellectuels et artistiques pour tous les Mentonnais.
Morceaux Choisis
Extraits des échanges entre les nombreux Mentonnais présents à l’inauguration et les responsables du projet.
« Saint-Julien appartient-il encore à Menton ? »
« Oui. Saint-Julien, qui fait partie du patrimoine Mentonnais, a été restauré, grâce entre autres au Département et à l’Etat qui ont subventionné 57 % de son coût total. Il est et restera, bien sûr, propriété de la commune. De plus, Saint-Julien qui était à l’origine un établissement scolaire conserve sa vocation première et son statut d’équipement public.»
« Quel est l’intérêt pour les Mentonnais ? »
« Sciences Po est un institut de renommée internationale, certes accessible sur concours, mais il est aussi un modèle d’ouverture à toutes les classes de la société : chaque étudiant peut l’intégrer, quelles que soient ses origines culturelles et sociales. Plusieurs jeunes mentonnais en sont d’ailleurs déjà sortis diplômés. Sciences Po est de plus ouvert à la population locale, certains de ses locaux, tels que la bibliothèque ou les salles de conférences, seront accessibles au public pour y faire des recherches, ou pour assister à des conférences. »
« Doit-on dépenser autant pour des étudiants ? »
« D’abord, il ne faut pas confondre comme certains auraient tendance à le faire dépenses d’investissement et dépenses de fonctionnement. Si l’on devait comparer les dépenses d’investissement faites par la ville pour restaurer Saint-Julien (déduction faite des subventions reçues du Conseil Général et de l’Etat) à celles qu’elle consacre aux jeunes mentonnais, il faudrait additionner le coût de construction des 16 écoles maternelles et primaires (qui sont de compétence communale) et ses participations au financement des collèges. L’on constaterait que, sans le moindre doute, la ville investit pour ses enfants infiniment plus que pour les étudiants, qu’ils soient de Sciences Po ou de l’IUT. De fait, la part de la ville dans le coût de la restauration de Saint-Julien correspond à peu près au coût de construction d’une école.
Pour ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, la contribution de 150 000 euros de la ville aux frais de fonctionnement de Sciences Po se terminera en 2013. (Pour mémoire, la ville participe aussi, à hauteur de 80 000 euros par an, aux dépenses de fonctionnement de l’IUT). Dès cette année, en revanche, Sciences Po versera au moins 200 000 euros de loyer annuel à la ville de Menton. Qui osera dire que cette réalisation, qui permet la réhabilitation d’un élément prestigieux de notre patrimoine bâti et qui accroîtra le rayonnement et l’attractivité de notre ville n’est pas, de surcroît un bon investissement ? ».
Sapeurs-pompiers du groupement Est, un nouveau commandement
Après le départ du Lieutenant-Colonel Erick Calatayud et du Capitaine Jean-Claude Viale, Maurice Galey et Olivier Javelle ont respectivement pris la tête du Groupement Territorial Est et du Centre de Secours principal du CIS de Menton.
Cérémonie du 8 mai
La Ville de Menton a commémoré, avec beaucoup d’émotion, le 67ème anniversaire de la victoire du 8 mai 1945.
Les beaux jours arrivent et avec eux de nombreux vide-greniers
A Menton, les vide-greniers sont presque une tradition et la Ville accueille régulièrement ce type de manifestation.
Réaménagement des espaces verts
Depuis le début du mois de mai, le service des jardins procède au réaménagement des enrobés situés à la sortie du tunnel Molinari (côté Garavan), et, avec des employés de l’ESAT Léo Mazon, à des plantations le long de l’allée de Namur. Après le nettoyage des espaces verts existants, ils ont mis en terre plusieurs plantes vivaces, typiques de la région, qui demandent une faible consommation d’eau.
