Ville de Menton

L’essentiel sur... L’Épiphanie

Les historiens de Menton expliquent qu’au XVe siècle, le seigneur de Menton, Catalan Grimaldi, ordonna « pour l’amour de Dieu » qu’une aumône composée de pain, de vin et de fèves soit distribuée à ses sujets le jour de la nouvelle année.

D’après James Bruyn Andrews (1842 – 1909), ce fameux Américain spécialiste de la culture et de la langue de Menton, les Mentonnais pensaient qu’il était heureux, aux premières heures du jour de l’An, de rencontrer d’abord un bossu. A défaut (les bossus ne courant pas les rues), le fait qu’un homme entre dans la maison le premier, était considéré comme un bon présage.

Dans l’enthousiasme de l’avènement de la nouvelle année, les enfants en profitaient pour demander des cadeaux à leurs parrains. Comme dans le Comté de Nice et en Provence, on se souhaitait « que Dieu fasse que l’an qui vient, si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins ».

Le jour de l’Epiphanie, petits et grands se retrouvaient autour de la table pour déguster le gâteau des Rois (« Courouna du Ré ») décoré de fruits confits (et non la galette à la frangipane de la moitié nord de la France). La reine et le roi du jour se voyaient obligés de donner, dans la bonne humeur, quelque chose pour le repas.

Les anciens racontaient alors aux enfants que, s’ils se rendaient à minuit sur le pont du Careï, en chemise mouillée et tenant un roseau vert à la main, ils pourraient voir passer les Rois Mages. 👑

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