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Citron de Menton

Du XVIème siècle à nos jours

Menton sort du Moyen-âge en créant une économie moderne basée sur le citron qui va perdurer jusqu’à la fin du XIXe siècle. La « Riviera » dénommée Côte d’Azur par Stéphen Liégeard en 1887, l’essor du chemin de fer et la station climatique lancée par le docteur James Henry Bennett marquent en effet le déclin de « Menton pays des fruits d’or ». Le tourisme prend alors le pas sur l’agrumiculture, la spéculation foncière faisant vendre les terres agricoles au profit de somptueux hôtels et villas. Au XVe siècle, l’économie mentonnaise est basée sur la culture des céréales, des vignes et des figuiers. Il faut attendre les premières années du siècle suivant pour que disparaisse peu à peu cette culture de type médiéval au profit de celle des agrumes. L’aventure commerciale démarre au XVIIe siècle : les princes de Monaco en fixent un cadre juridique et le terroir agricole mentonnais devient alors le centre de l’activité économique de la Principauté. Les dés sont jetés. L’histoire est en marche...

Une limoneuse mentonnaise en 1905…L’agrume qui a fait vivre des générations de mentonnais

De l’ingrédient de cuisine au produit de luxe, ce fruit aura permis à la cité de se développer de façon grandiose jusqu’à devenir le centre de l’activité économique et le premier port de la Principauté !

En 1495, deux écus d’or sont remis au serviteur de Jérôme Grimaldi en paiement de deux charges de pommes d’oranges envoyées au duc d’Orléans. Hum ! Voilà qui ressemble étrangement à une première exportation d’agrumes… L’agrumiculture mentonnaise prend peu à peu une telle ampleur qu’en 1626, sous le règne d’Honoré II Grimaldi, la vente des citrons est réglementée et son prix fixé en 1655. Sept ans plus tard, une loi interdit de faire paître le bétail auprès des citronniers et d’en cueillir les fleurs sous peine de devoir payer un écu d’or. De ce fait, l’importance de ces arbres commence à apparaître dans les actes notariés et le territoire mentonnais, si bien prédisposé à l’agriculture, devient alors le centre de l’activité économique de la Principauté. Sans oublier le développement de notables et de bourgeois commerçants dont l’apparition avait commencé au milieu du XVIe siècle.

Magistrature et calibrage

Avec son climat exceptionnellement doux, Menton possède un terroir qui convient parfaitement au citron. Devant cette évidence, Louis 1er, petit-fils d’Honoré II, va fonder le Magistrat des citrons : un conseil de dix-huit membres (dont Adhémar de Lantagnac et Honoré de Monléon) qui sera chargé de la surveillance de sa cueillette et de son commerce. Et ce, afin d’éviter toute fraude car la taxation des citrons est une sacrée ressource financière pour le prince ! En 1683, ce dernier instaure un règlement pour le pâturage des bêtes ainsi qu’une première Police du citron dont la mission est de veiller sur les muletiers et les bateliers. Puis en 1693, Louis 1er fait réaliser les fameux anneaux de fer pour calibrer les fruits. Sachant qu’à cette époque, seules San Remo et Menton possèdent une telle institution...


La Révolution et l’Empire

À partir du XVIIIe siècle, nait un état sanitaire des exportations de fruits appelé le Magistrat de santé. La cueillette est répartie sur huit secteurs de la ville (du haut des collines jusqu’en bord de mer) et l’encaissage des citrons à l’exportation est réglementé. Hélas, le Magistrat des citrons sera mis en veille en 1793, et ce, malgré les Mentonnais qui réclament sa restauration afin de pouvoir sauvegarder leur pain quotidien. Avec l’arrivée du conseil municipal, c’est un système d’économie dirigée qui voit le jour. Appelé Comité des citrons, il est constitué de six hommes qui vont exiger que la cueillette soit faite pieds-nus ; les souliers à clous risquant d’abimer la terre et les arbres ! Puis en 1808, les élus actent une Police du citron dont les agents sont nommés par le préfet et la présidence du Comité revient à Charles-Antoine Villarey ; Honoré de Monléon fils étant démissionnaire.

Déclin et renaissance

En 1818, sous la restauration monégasque, la Police du citron est réorganisée par le prince Honoré V, car il s’agit de maintenir l’ordre public en sauvegardant le commerce des agrumes qui demeure la principale ressource économique locale. Les citrons sont cueillis et entreposés dans les magasins communaux pour y être triés. Ils sont comptés (et non pesés), mesurés grâce aux anneaux et classés suivant leur grosseur (de mesure, médiocre et de rebut). Avant d’être délicatement enveloppés dans du papier de soie venant de Gênes (le seul à conserver le fruit) et stockés dans des caisses faites sur mesure en bois de hêtre (flexible et élastique). Depuis la Révolution, le commerce connait de grosses difficultés, accentuées par les gelées du début du XIXe siècle. Pour preuve, plus aucun règlement n’apparaît dans les archives de la Ville à partir de 1861, date du rattachement de Menton à la France. L’heure est aux maladies, aux intempéries et aux touristes, et ce, malgré la persévérance de quelques marchands. C’est au final la Grande Guerre et le terrible gel de 1956 qui auront raison de cette fabuleuse aventure. La fin du XXe siècle sonne la désertification des terrains et cet abandon coûtera cher lors d’intempéries et de feux de forêt. Mais aujourd’hui, à l’aube du XXIe siècle et sous l’impulsion de la commune, l’association pour la promotion du Citron de Menton (APCM) a obtenu - en octobre dernier et après dix ans d’efforts - le label IGP (Indication géographique protégée). Productrice et adhérente à l’APCM en qualité de membre actif avec voix délibérative, la Ville a donc pu vendre sa première récolte IGP au mois d’avril.

Quand la ville renoue avec son passé

Constitué de cinq variétés différentes, le Citron de Menton IGP est cultivé sur des vergers communaux et des terrains privés. Très parfumé, il est récolté à la main et ne subit aucun traitement chimique ni enrobé d’aucune cire.

Mardi 12 avril 2016. Pour la première fois de son histoire récente, la Ville a proposé aux Mentonnais d’acheter ses citrons, oranges, pomelos et cédrats cultivés par le service des Parcs et jardins sans pesticides ni autres produits phytosanitaires. Pas moins de cinqcent- quatre-vingt-cinq kilogrammes de citrons ont ainsi été vendus en quelques heures ! Tous ces fruits avaient été récoltés par dix-huit employés de l’Établissement et service d’aide par le travail (ÉSAT) de Menton qui est officiellement la station de conditionnement. Car il faut savoir que les citrons ne sont déclarés IGP qu’après avoir été triés en trois catégories (Extra, catégorie 1 et 2), calibrés et déposés dans des caisses. Le cahier des charges étant très strict en matière de labellisation.

Deux sites

Les agrumes sont cultivés par les agents municipaux au sein du jardin du palais de Carnolès et du verger de la Casetta ; acquise par la municipalité à la fin des années 50, cette terre profite d’une situation géographique exceptionnelle de par la douceur du climat du quartier de Garavan. Elle est aujourd’hui constituée de quelque deux-cent-cinquante arbres, d’une centaine de variétés d’agrumes dont celles qui forment le label IGP : Citrus limon, Eureka, Adamo, Cerza, Santa Teresa ainsi que de la variété dénommée localement Menton. Et si cette vente flash d’agrumes n’a pas pu satisfaire tout le monde, sachez que la Ville envisage d’en faire plusieurs au cours de la prochaine saison. Ce qui permettrait à la Cité du citron de renouer avec son appellation « Menton pays des fruits d’or » !



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