Expérimentation : des vélorues dans le Careï et le Borrigo

Publié le : 28 janvier 2021 | Temps de lecture : 3 mn | Par : | Version AMP

© Ville de Menton

D’ici peu, dans les contre-allées des deux vallées les plus fréquentées de la commune, priorité sera donnée à la circulation des vélos. Les véhicules motorisés devront suivre les cyclistes car tout dépassement y sera interdit. Explications.

Le concept de vélorue (ou rue cyclable) a été imaginé en Allemagne dans les années 1980. Il s’agit de rues résidentielles où la priorité est donnée à la circulation des vélos. Tout dépassement de cycliste y est interdit. Les véhicules motorisés ont en effet l’obligation de suivre le cycliste. Mais que chacun se rassure, l’objectif n’est pas d’interdire la pratique automobile mais d’encourager l’automobiliste à emprunter une autre rue afin d’y créer un espace agréable et de favoriser la sécurité des cyclistes et des piétons. Le but des vélorues étant d’améliorer la cohabitation entre tous ces usagers de l’espace public.

Comment ?

En diminuant la vitesse des voitures et autres véhicules motorisés et en libérant les trottoirs des cyclistes au profit des piétons. Prisé par plusieurs villes européennes, ce concept est actuellement testé par des villes françaises, telles que Strasbourg, Bordeaux, Lille, Dijon, Grenoble ou encore Rennes.

Des vélorues à Menton

Très prochainement, ce concept sera expérimenté à Menton, plus spécifiquement dans les contre-allées du Careï et du Borrigo, des voies résidentielles où la vitesse est déjà limitée à 30km/h.

L’objectif est de redonner de l’espace aux résidents et de créer un espace de vie plus serein entre cyclistes, piétons et conducteurs motorisés. Chaque usager sera informé qu’il pénètre dans une vélorue par des panneaux installés aux entrées de ces contre-allées et par un marquage au sol qui matérialisera la position du cycliste au milieu de la chaussée (nous y reviendrons).
Souhaitée par le maire et les élus dans le cadre de l’instauration des modes de circulation apaisés et en harmonie avec l’ambiance générale de la ville, cette expérimentation pourra être étendue à d’autres quartiers selon son évolution.

VAE en libre-service

En parallèle de ces vélorues, la Ville s’apprête à tester un autre dispositif pour six mois renouvelables : les vélos à assistance électrique (VAE) en libre-service sur l’ensemble de la commune. Proposé par la société Bik’air, ce procédé de vélos en libre-service 2.0, exemptés de bornes de recharge et disponibles 24h/24, « connecte les citadins des villes médianes à tous leurs lieux de destination dans le but d’offrir une nouvelle expérience de transport plus fluide, plus flexible et plus écologique ».
Ou comment joindre l’utile à l’agréable pour se déplacer en ville de manière simple et rapide, la location s’effectuant à l’aide d’une application et d’un QR code (nous y reviendrons dans notre prochaine édition).

Et les pistes cyclables ?

« À Menton, la création de pistes cyclables a toujours été rendue complexe par l’étroitesse des voies de circulation automobile, la forte déclivité de nos vallées, et parce qu’il nous faudrait le plus souvent supprimer les trottoirs au détriment des piétons et des poussettes, explique Jean-Claude Guibal, Maire de Menton.

Nous avons déjà étudié, avec le soutien du Département dans le cadre du programme européen Euro 8, l’aménagement de deux tranches allant du pont Saint-Ludovic à la fontaine Hanbury puis jusqu’au square Victoria.

Toutefois, le prolongement de ces pistes cyclables après le square pose la question de modifications profondes du plan de circulation de la ville, en imposant une voie à sens unique sur la quasi-totalité du bord de mer.
Or, une telle décision ne peut s’envisager qu’après une large concertation avec la population. Concertation que nous ne pouvons mettre en place actuellement en raison de la situation sanitaire.
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