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Edouard André


Bourges, 17 juillet 1840 - 25 octobre 1911
Edouard André, issu d’une famille d’horticulteurs, débute comme élève
jardinier au Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
La capitale connaît alors un grand réaménagement sous la direction du baron Haussmann.
Les parcs sont confiés à Jean-Charles Alphand.
Edouard André est nommé jardinier principal de la ville de Paris et en cette qualité, il est responsable de la plantation du parc des Buttes-Chaumont de 1863 à 1867.
Le succès du parc, inauguré lors de l’Exposition universelle de 1867, le rend célèbre et lui ouvre une véritable carrière internationale.
Il crée différents jardins en Europe avant la réalisation de son premier chef-d’oeuvre, Sefton Park à Liverpool.
Le jardin achevé en 1872 propose les formules du style paysager, alors très en vogue sous le Second Empire mais dont il va s’affranchir plus tard.
Progressivement, le jardin s’adapte plus directement au milieu et évolue vers ce qui sera le jardin mixte ou composite.
Dans son ouvrage, L’Art des Jardins - Traité général des parcs et jardins publié en 1879 et dédié à Alphand, il définit ce style composite ou mixte, style de l’avenir à ses yeux, comme résultant d’un judicieux mélange du style régulier, appelé communément style français et du style paysager.
« C’est de l’union intime de l’Art et de la Nature, de l’Architecture et du Paysage que naîtront les meilleurs compositions de jardins ».
C’est en tant que professeur, notamment à l’école d’horticulture de Versailles, qu’il a pu largement influencer ses contemporains.
A 35 ans, en 1875, il entreprend un voyage d’exploration scientifique en Colombie.
La Revue horticole de 1878 détaille les richesses rapportées par
Edouard André.
L’Anthurium andreanum Lind portera son nom.
Il décrit et dénombre environ 250 taxons dans plus de 50 familles. Quelques 130 espèces portent un nom ayant pour origine le patronyme André.
Il cultive, dans sa propriété de La Croix en Touraine, des plantes nouvelles en Europe et se livre à des hybridations.
Dans sa villa de Golfe-Juan, dénommée Colombia, autre champs d’acclimatation et d’expériences, il introduit de nombreuses essences tropicales dont le palmier Washingtonia robusta en 1883.
André et son agence réalisent près de 130 jardins en France et une
soixantaine à travers le monde.
Son oeuvre sur la Riviera comporte 12 jardins : citons les jardins de la villa Garnier à Bordighera, du Casino de Monte-Carlo, de la villa Massena à Nice.
C’est vers 1899 qu’il crée pour la ville de Menton le jardin public, appelé plus tard jardins Biovès.
Pour accueillir le gotha européen, la ville se devait de faire appel à l’un des spécialistes les plus renommés du moment.


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