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Hans-Georg Tersling


Hans-Georg TERSLING est un des grands architectes de Menton et de la Côte d’Azur.

Il nait le 7 décembre 1857 au Danemark dans une ferme du territoire de Korlebo-Havegaard à 30 km au nord de Copenhague.

Il est le fils de Carl-Gustav, homme de loi et de Caroline Marie Elisabeth Hall. Son père meurt alors qu’il n’a que trois ans. Il suit une formation de charpentier dans une école technique avant d’entrer à l’Académie Royale d’Architecture de Copenhague. Il en sort diplômé à 22 ans, en 1879.

Un pharmacien danois L.T.T. Schidte établi à Menton, lui permet de nouer des contacts professionnels sur la Riviera. Il s’installe définitivement à Menton en 1880. Il travaille sur le chantier du casino de Monte-Carlo aux côtés de Charles Garnier puis sur différents projets dont les plans du casino de Jersey. Il épouse en 1883 une demoiselle Sabatier, fille du propriétaire du domaine du Parc. Il construit quelques années plus tard sa villa Les Citronniers, rue Flavie (encore visible aujourd’hui, rue Pasteur, derrière l’actuel Palais de l’Europe). Son bureau est situé au n° 2 de la rue Guyau.

Il travaille et apprend auprès de l’architecte Gustave Rives, surveillant différents chantiers mentonnais notamment l’hôtel Alexandra en 1885 et le kiosque à musique du bas du Careï. Il participe à la rénovation des constructions endommagées par le tremblement de terre du 23 février 1887.

En 1888, il construit à Monte-Carlo, son premier grand hôtel, le Métropole. Puis il travaille activement à l’aménagement du Cap-Martin où il édifie le grand Hôtel. Le succès de ce nouveau lieu de villégiature auprès du gotha européen est couronné par la commande de l’impératrice Eugénie, la villa Cyrnos.

D’autres commandes pour de riches particuliers suivent. En 1890, il est nommé vice-consul du Danemark puis de Suède. Il travaille également à l’étranger, proposant notamment en 1884, un projet pour l’église Saint Frédéric de Copenhague dite l’Eglise de Marbre.

Entre 1897 et 1899, il construit l’hôtel Bristol de Beaulieu puis il livre aux Masséna d’Essling une villa sur la promenade des Anglais, futur musée Masséna. Dans les premières années du XXème siècle, son œuvre à Menton est capitale. Tersling est complètement associé à l’urbanisation de la ville. Il se voit ainsi confier l’aménagement du quartier de la Condamine. Son travail d’architecture se combine ici avec celui d’urbaniste.

Il est également actionnaire de la Société Civile immobilière qui possède de nombreux terrains dans la Condamine. Il semble qu’à cette époque, il soit l’architecte incontournable, portant ainsi ombrage aux jeunes architectes mentonnais. Certains devront même s’expatrier pour accomplir leur art. Porté par le succès et les honneurs, Tersling adopte un train de vie princier, se déplaçant à cheval ou dans un élégant équipage avec cocher en livrée. Une chute de cheval le laissera boiteux.
La construction du Kursaal, aujourd’hui Palais de l’Europe, en 1909, est une de ses constructions majeures. En 1913, l’architecte construit le dernier grand palace de Menton, l’hôtel Impérial. Mais la Première Guerre mondiale marque la fin du monde auquel Tersling appartient. Les commandes se font rares.

Il décède le 13 novembre 1920 à Menton dans un relatif dénuement. Il est enterré au cimetière du Vieux-Château dans une tombe modeste. Son cabinet est repris par M. Orrigo.

Architecte à situer dans le contexte de l’éclectisme, notamment dans le cadre du retour au style néo-classique de 1870 à 1914. D’après Michel Steve, son œuvre commence à l’époque du néo-Renaissance à la Garnier (1870-1880) et se termine à la fin du néo-classicisme raffiné en 1914. Francisera plus tard son double prénom en Georges.

1888 : hôtel Métropole à Monaco
1905 : construit le lotissement des Condamines à Menton, sur un remblai de plusieurs mètres, entre l’avenue Edouard VII et le Borrigo.
Il trace les rues Morgan, amiral Courbet et J.H. Bennet. Il y construit le Palais Viale en 1906.
Années 1910 : il élève les plus importants édifices mentonnais de l’époque.
1909 : Casino-Kursal
1911 : début de la construction de l’église du Sacré-Cœur
1912 : hôtel Impérial

Vidéo France 3 Côte d’Azur - L’impérial

Il donne des projets pour l’Autriche et l’Amérique du Sud, comme beaucoup d’architectes français de l’époque.
Avec la Première Guerre mondiale, la dynamique des grands chantiers disparaît définitivement. Son train de vie fastueux et mondain le ruine, alors qu’il néglige, en grand seigneur, de demander des honoraires proportionnés à ses constructions.
Dès 1914, il multiplie les ventes de ses anciennes acquisitions. A la fin de sa vie, il négocie même des emprunts.
Il Meurt le 13 novembre 1920 à Menton. Enterré au cimetière du vieux-château.
Il a épousé Félicie Marie Françoise Sabatier, née en 1856 à Marseille. Elle meurt en 1937.


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