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La Reine Victoria


À Garavan, à la frontière italienne, la reine Victoria séjourna aux mois de mars et d’avril 1882. Elle arriva à sa villa en chemin de fer.
La ville était pavoisée et tout le long du parcours une foule immense se tenait sur les talus de la voie ferrée. Aux fenêtres, aux balcons des hôtels et des villas des hommes saluaient et les femmes agitaient leurs mouchoirs. Elle descendit au chalet des Rosiers. Le train s’arrêta à une plate-forme ferroviaire que l’on voit toujours au début de la propriété. Sur la longueur de l’avenue était alors tendu un long tapis rouge qui aboutissait au chalet des Rosiers. Victoria et le roi d’Angleterre descendirent dans le cadre de verdure qui entourait le domaine. Dans l’entrée actuelle se trouve une plaque de marbre rappelant que la reine Victoria habita au chalet en 1882. Elle rappelle également le passage de l’impératrice Maria Feodorovna, son altesse royale le prince de Galles et leurs enfants, le grand duc Michel de Russie et la grande duchesse Olga, les princesses Victoria et Maud de Galles du 17 au 29 avril 1896. C’est un joli bâtiment à la toiture pentue bordée d’une frise décorative de type alpin. Le rez-de-chaussée est entouré d’un grand balcon de bois découpé autour duquel s’enlacent des rosiers et des plantes grimpantes.
C’est là que se trouvait la salle à manger et les salons.
L’habitation était entourée d’une forêt de verdure embaumée, car l’oranger et le citronnier donnaient dans ce bois odoriférant.
Des salles du Ier étage on voit la mer. A la place de ce qui est aujourd’hui le bassin du muséum d’histoire naturelle du Val Rahmeh, se trouvaient autrefois les tennis du chalet. Il y a quelques années, lors de la construction du bassin fut déterrée une boîte de fer. A l’intérieur de cette cassette scellée, se trouvaient les restes d’un petit chien d’arrêt, un Jack Gordon, qu’on avait enterré avec les balles qu’il avait été dressé à rapporter à son maître.
La reine avait été accueillie par un britannique, M. Hentrey qui avait déjà reçu la reine dans sa belle villa du Lac Majeur.
Il avait voulu que la reine se sente chez elle à Menton et avait fait venir les mêmes meubles qu’elle avait trouvés en Italie.
On avait été obligé de construire en quelques jours une annexe pour y installer les cuisines qui étaient chauffées et équipées au gaz.
La suite d’une centaine de personnes habitait la villa d’Adhémar et la villa Olivier.
La reine désirait jouir d’un repos absolu.
Elle regrettait de ne pouvoir bénéficier d’un calme et surtout d’une solitude dans l’hôtel qu’elle avait loué. Le docteur Bennet avait mis son jardin de trois hectares à la disposition de la reine et de la princesse Béatrice sa fille, afin qu’elles puissent s’y promener et y dessiner à l’abri des regards indiscrets.
Le sol n’était pas riche et simplement fait de roche friable.
Il avait enrichi le terreau par les terres les meilleures, importées de l’extérieur, et fait creuser un réservoir pour améliorer l’arrivée des eaux.
Dans ce jardin enchanteur, le botaniste anglais avait apposé une plaque de marbre de carrare avec inscrit dessus "salvete, amici".
Victoria voulait éviter tout ce qui était officiel.
Alors on lui offrit une magnifique fête de nuit sans qu’elle ait besoin de se déranger du balcon de son châlet de Garavan.
Un feu d’artifice fut tiré en pleine nuit sous ses fenêtres avec embrasement du Mont Gros. Lorsque la reine Victoria séjourna aux mois de mars et d’avril 1882 à Menton elle regrettait le manque d’intimité que l’hôtel laissait à ses invités.
Le docteur Bennet avait mit son jardin à la disposition de la reine. Elle se promenait dans les allées sablonneuses du parc planté d’agrumes, de citronniers, de roses et de violettes. A l’entrée de la propriété se trouvait une plaque de marbre de Carrare avec inscrit dessus ce salut cosmopolite "Salvete amici". Stephen Liégeard, historien qui fréquenta le jardin, s’était dit très impressionné par le nénuphar géant qui s’y trouvait un "Victoria Amazonica".
La reine Victoria demeura plusieurs mois au chalet des Rosiers en compagnie du prince Léopold, de lady Churchill et de la princesse Béatrice.
Les Mentonnais étaient impressionnés de voir l’impératrice des Indes, traverser la rue Saint-Michel dans son break. Des cuirassiers l’escortaient.
Les Mentonnais la trouvaient digne et majestueuse.
Les Mentonnais se souviennent d’une vieille dame, petite et fragile, d’une femme simple. Son voyage avait été préparé par le docteur Jacques Bennet, son propre médecin, qui, en 1859, avait fuit Londres et abandonné sa clientèle pour songer à sa propre santé. Bien lui fit, puisque il vécut jusqu’à 84 ans.
Il devint Président de la Société des médecins de Menton.
C’est lui qui attira l’attention de la souveraine.
Victoria ne visita pas Monte-Carlo qui avait été l’objet d’une campagne de presse orchestrée par l’évêque de Gibraltar et par la ville de Nice.
L’évêque, qui était révolté qu’on lui ait refusé la permission d’établir une église anglicane attaquait la principauté : "Est-il bien moralement pour des chrétiens et des chrétiennes de vivre dans un endroit où ils sont certains de perdre leur âme".
A son retour de Menton, Victoria essuya un attentat à la gare de Windsor, au moment où sa voiture y pénétrait !
Roderich Mac Lean tira un coup de pistolet sur la reine.
Le séjour à Menton lui avait porté chance.


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